Assise sur mon volcan

L’honnêteté, la diplomatie et l’art de la nuance (ou de fermer sa gueule)

Encore une question philo aujourd’hui (et dire que j’ai eu 4/20 au bac…)
Bref, après vous avoir parlé d’amitié, j’ai envie de causer honnêteté, sincérité, franchise.

Ces valeurs là, c’était toute la construction de ma personnalité à l’adolescence.
« je suis la franchise absolue » clamais-je avec toute la fougue et la naïveté de mes 16 ans

l'honnêteté, la diplomatie ou l'art de ferme sa gueule

 

Sauf qu’en fait, j’ai toujours été beaucoup plus douée pour les critiques que pour les compliments, c’est d’ailleurs un de mes ex qui me l’a fait remarquer.
(ça à avoir avec « madame parfaite et moi« , mon éducation, toussa)

En rencontrant des gens merveilleux sur mon chemin (mon mari, ma psy,…) j’ai appris à prendre du recul, j’ai appris à faire des compliments sincères. J’ai compris que c’était normal de faire des compliments et que c’était sympa d’en recevoir (j’avais pas trop l’habitude en fait).

La phase suivante, c’est celle qui me fait fermer ma grande bouche quand une critique acerbe (même sur le ton de l’humour) est sur le point de franchir mes lèvres. En grandissant vieillissant, je me suis rendue compte que ma franchise pouvait être blessante et qu’il est parfois sans intérêt de dire ce qu’on pense, surtout quand on ne nous a pas demandé notre avis.

Alors quoi ? On dit la vérité quand elle est gentille et on ment dans le cas contraire ?
Non, c’est pas ma philosophie.
Ne vous attendez jamais à du léchage de bottes de ma part.
Mais en revanche, sachez que je vous parlerais toujours avec honnêteté.
De toute façon, je ne sais pas mentir.
Par contre, j’ai appris à nuancer mes propos (ou à fermer ma bouche quand vraiment je n’en pense pas moins)(enfin j’essaie)(presque tout le temps).

Une seule exception à cette règle : le milieu du travail.
ça m’a été difficile, mais je commence à bien intégrer le fait que c’est un lieu où il ne faut laisser transparaître aucune émotion, garder un sourire accroché aux lèvres en toutes circonstances, et serrer les dents.
Bientôt, je recevrai l’Oscar de la meilleure actrice dans le rôle de la fille trop sympa avec sa chef (mais en vrai vous savez ce que j’en pense, hein ?!)

Voilà, maintenant, vous savez à quoi vous attendre avec moi, et je n’en attends pas moins de votre part !

4 thoughts on “L’honnêteté, la diplomatie et l’art de la nuance (ou de fermer sa gueule)

  • LudiM dit :

    Alors là, c’est exactement moi!
    Je me souviens, ado, de mes parents qui me disaient « tu verras, tu apprendras à mettre de l’eau dans ton vien! ». Grrr, ce que ça pouvait m’énerver!
    Au final, je dis toujours ce que je pense, mais j’ai appris 1/la bonne manière de le dire (enfin j’essaie…) 2/à dire ce qui va BIEN comme ce qui ne va pas. Car c’est vrai qu’on a la critique facile, mais quand ça va, on trouve ça normal (et du coup on ne l’ouvre que pour râler!).
    Pardon, j’ai encore fait une tartine en commentaire (tes articles me parlent trop, aussi!)

  • Maman Rite dit :

    Je crois qu’en vieillissant on apprend aussi la nuance, on n’a moins de certitude. Ado, je l’ouvrais tout le temps parce que pour moi c’était noir ou blanc …finalement, ce n’est pas si simple et j’ai aussi appris à fermer mon clapet quand on ne me demande pas mon avis mais si on me demande mon avis, je ne suis pas non plus du genre à être hypocrite… je pense qu’une des clefs c’est l’empathie ! Pour le milieu du travail par contre l’hypocrisie est de mise sinon c’est le bin’s assuré. Courage pour le taf !

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