Assise sur mon volcan

l’âme et la peau

la mélancolie s’insinue tel le sombre fleuve dans les plaies de la montagne
elle grignote, centimètre par centimètre,
tout ce que vous aviez mis des millions d’années à construire
géant au pied d’argile, la carapace de façade se fissure
la déchirure finalement est béante
et ce qui suinte de ce gouffre est nauséabond

la folie entame l’âme comme le métal aiguisé entame la chair
c’est douloureux, et jouissif à la fois
vous cherchez toujours à savoir si ça peut vous menez plus loin
jusqu’à la rupture, l’artère tranchée dont l’hémorragie ne peut être arrêtée
c’est violent, c’est brûlant

Réveille-toi,
Sors de ce cauchemar avant qu’il soit trop tard
Secoue-toi,
Accroche toi à ce dernier raie de lumière que tu perçois à travers tes paupières

Quel que soit l’issu, tout ira mieux

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