Assise sur mon volcan

Est-ce que tu m’aimes ?

Pourquoi pleures-tu comme une enfant dans la cour d’école quand tu entends ou perçois de la malveillance à ton égard ? Pourquoi te remets-tu en question tout le temps ? Pourquoi n’arrives-tu pas à savoir ce que tu vaux en dehors du regard des autres ?

 

Parce que j’ai peur d’être rejetée, j’ai peur de ne pas compter, de ne pas être la hauteur de ce qu’on attend de moi, de ce que j’aimerais être.

 

Il est des moments, où la carapace n’est pas assez épaisse pour subir tous les chocs. Où j’ai l’impression d’être attaquée, rejetée de toutes parts.

Là, je me sens seule, nulle, triste…

 

J’ai besoin qu’on m’aime. Un besoin pathologique tellement il en est lourd. Je le nie et le renie. Mais au fond, je sais qu’il est là. Je m’affiche en femme forte et indépendante, mais secrètement, tout ce que j’ai envie de dire c’est : « est-ce que tu m’aimes ? »

 

un peu, beaucoup, à la folie, passionnément, pas du tout

Les personnes qui comptent vraiment autour de moi, je sais qu’elles m’aiment, mais dans ces moments là, c’est comme si ça n’avait pas d’importance.

Tout ce qui m’obsède, c’est les autres : pourquoi ils ne m’aiment pas ? Qu’ai-je fait pour mériter ça ?

 

C’est un besoin qui ne sera jamais satisfait, jamais assouvi. On le sait tous, on ne peut pas plaire à tout le monde… Et pourtant, cette petite part de moi que je ne contrôle pas, qui me submerge parfois, voudrait faire l’unanimité.

Comme ça n’arrive pas, je me ferme, je m’isole. À peine contre-productif comme comportement quand on pleure de ne pas être aimé.

 

J’essaie, de toutes mes forces, de me raccrocher à ceux que j’aime. Je sais que c’est la solution à tous mes problèmes.

Mes enfants, leur amour inconditionnel.

Mon mari, jusqu’au jour où il sera trop usé par mes humeurs.

Mes parents, même si parfois ils m’ont fait sentir que je pouvais les décevoir.

Mes amis, les vrais, ceux qui savent que je peux être insupportable, trop directe, mais un vrai roc en cas de besoin.

 

Mais finalement, le problème, c’est surtout la réponse que je pourrais donner à la question :

Est-ce que je m’aime, moi ?

 

22 thoughts on “Est-ce que tu m’aimes ?

  • Pétard, on se ressemble vachement toutes les deux. Je me retrouve dans chacun de tes mots mais je n’aurais jamais pu le dire aussi clairement …

    Si tu trouves la solution, tu me fais signe 😉

    Bises.

  • Tu as tout résumé avec ta dernière question : est ce que tu t’aimes toi ?
    Il est essentiel au bien être d’apprendre à s’aimer. Je l’ai appris à mes dépends.
    Dis toi que les personnes chez qui tu perçois de la malveillance à ton égards eux aussi cherchent à être aimés. Mais ils le cachent bien.
    Tu es une très belle personne n’en doute jamais. Regarde toi dans le miroir une fois par jour et dis toi que tu es qqun de bien, une belle personne qui mérite d’être aimée. Et apprends à t’aimer.
    On est là nous 🙂
    Gros bisous

  • J’étais comme ça avant aussi mais depuis que je suis maman j’ai vraiment pris confiance en moi (pas trop non plus hein ;)). Mais j’ai des restes … je n’aime pas les conflits et souvent je m’oublie pour me faire aimer … Mais bon on est comme on est 😉

  • Ah cette question si délicate « est ce que je m’aime ? ». Il est certain qu’avoir confiance en soi et plutôt bon pour le moral mais tout est une question de dosage, s’aimer sans pour autant tomber dans l’excès. Il me semble qu’il y a toujours des moments dans une vie où l’on doute de soi. Aime-toi et le monde t’aimera 😉 (on t’aime déjà, hein, en fait! )

  • djoy42 dit :

    je pensais pas qu’on se ressemblait autant!
    Ce complexe d’infériorité perpétuel qui vient de nulle part.
    On joue les gros bras dans la vie public et c’est la vie privée qui ramasse!
    Je sais qu’il est très dur de changer.
    Sache que moi je te z’aime beaucoup <3

  • Lauréa dit :

    S’aimer soi même avant d’aimer les autres, c’est important ^^ ( Ouai je sais c’est facile à dire !!). En tout cas, pleins de bisous, ce n’est pas tous les jours évident de vivre en communauté, mais comme tu le dis, les vrais comptent, les vrais t’aiment, alors ne penses qu’à eux, et dans la foulée aime toi aussi, tu as l’air d’être une personne géniale alors n’y a pas de raison !!
    Des bisouuuus 😉

  • Angélique dit :

    J’aurais presque pu écrire chaque ligne de ce billet… Cette peur du regard des autres, de ce qu’ils vont penser de moi, de ce que je fais, de ce que je dis… tout ça à cause d’un manque de confiance et d’estime de moi qui me poursuit et m’empêche d’avancer… je fais un pas en avant puis deux pas en arrière… Je n’aurais pas cru ça de toi en lisant tes écrits… je me sens encore plus proche de toi d’un coup, bien que je ne te connaisse pas…

    • Estamillia dit :

      C’est vrai que c’est assez contradictoire avec mon caractère bien trempé et mes idées arrêtées sur toutes choses.
      comme tu dis, moi aussi des fois j’avance je me sens mieux, je prends confiance mais souvent, je régresse.
      C’est pas une part de moi que je livre rapidement, ça me fait plaisir que ça puisse te toucher 🙂

  • LudiM dit :

    Mais nous on est là et on t’aime! Tu as bien fait de l’écrire, ce billet 🙂
    En te lisant, je me dis que j’ai eu de la chance, étant enfant unique, de sentir l’amour de mes parents et d’apprendre à m’aimer, moi. Tu es une belle personne, j’en suis certaine, regarde ton image dans les yeux de ceux qui t’aiment…

    • Estamillia dit :

      Je ne sais pas si c’est lié au fait de ne pas être enfant unique, plutôt d’avoir grandit dans un environnement où c’était mal vu de trop avoir confiance en soit… En tout cas, merci pour ton petit mot ♡

  • Ton article me parle parce que je n’ai pas vraiment confiance en moi et parce que j’ai aussi cette impossible et absurde envie (pour ne pas dire besoin) d’être aimée de tous. Je me « soigne » en vieillissant… Déjà, premier truc avoue, tu n’aimes pas tout le monde non plus, si ? Et qu’est-ce que tu en as à secouer qu’un ou une telle qui t’insupporte ne t’aime pas ? D’autant que ces gens ne prennent pas forcément le temps de te connaître/ont sans doute une image faussée de toi.
    Personne ne peut être aimé par tout le monde. L’important c’est de l’accepter, de savoir ce qu’on vaut et pour qui on a vraiment envie de se plier en 4. Ca prend du temps, mais ça viendra 😉

    • Estamillia dit :

      haha, non tu as raison, je n’aime pas tout le monde, loin s’en faut !
      mais oui, j’arriverai un jour, peut être à arrêter de me demander tout le temps comment me comporter pour m’améliorer :p

  • Je viens de lire ta réponse au commentaire précédent. Moi je suis fille unique et pourtant… Comme quoi 😉

    • Estamillia dit :

      oui, c’est ce qui me semblait aussi ^^

    • LudiM dit :

      On nous rabâche tellement de choses sur les enfants uniques que j’ai fini par penser que ça venait de là 🙂 Bah non, alors! Juste un environnement bienveillant qui sait apporter son soutien quand il le faut, mais pas trop…
      Je pense qu’on peut retrouver cet environnement même adulte, même si ça prend plus de temps. Je vous le souhaite, les filles.

  • […] Vous me connaissez, vous, à force.. J’ai tellement besoin qu’on m’aime… […]

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :