Assise sur mon volcan

jeune femme cherche amis désespérément

Je suis cette personne qui s’accroche aux gens comme une moule à un rocher.
Puis qui est inexorablement déçue et qui pleure comme une madeleine.
Parce que les gens ne sont pas bienveillants.
Parce qu’on ne vit pas dans un monde de bisounours.
Je ne sais pas me protéger.

 

Ces potes qui se rappellent que j’existe uniquement quand ils ont des problèmes.
Tellement que c’est en VAE qu’il faudrait que je le valide mon Master de psycho en fait.
Ces potes qui, dès qu’ils vont mieux, me balancent quelques scuds dans la tête, au cas où il me prendrait l’idée d’attendre un « merci d’avoir été là pour moi ».
Ces potes qui se disent des amis, mais qui n’en sont pas vraiment.
Ces potes qui s’arrête à une façade de moi et me croient très sûre de moi, avec un caractère bien trempé, une fille solide quoi.
Si loin de la vérité.

 

Ces gens que je laisse me blesser impunément, je ne sais pas trop pourquoi.
Je suis déçue, et je doute de moi, je me demande toujours ce que j’ai bien pu faire pour mériter ça (caliméro inside).

Je me remets sans cesse en question, je me dévalorise. Et finalement, quand ils reviennent la tête basse quelques temps plus tard, parce qu’ils ne vont pas bien, parce qu’ils ont besoin de moi, je passe l’éponge et je réponds présente. Toujours. Et je me dis que cette fois je ne me ferai pas avoir, que je sais à quoi m’attendre. Et ils me déçoivent à nouveau. Ils me blessent à nouveau.

 

Mais quelque part au fond, je me sens toujours extrêmement seule, et différente. Exclue, et incomprise.
Je ne comprends pas pourquoi j’ai autant besoin des autres. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas réciproque.

 

On m’a souvent dit que j’étais « à part », « différente », « bizarre ». Ça se voulait des compliments. Je ne les ai jamais reçus comme tel.
J’ai toujours eu envie de rentrer dans un moule, de trouver des alter-égo, de me sentir moins extra-terrestre.

 

Aujourd’hui, j’ai passé 30 ans, une famille, un boulot, une vie sociale. J’ai même quelques amis, des vrais, ils se comptent sur les doigts d’une seule main. Mais j’ai toujours ce sentiment d’être un peu étrangère dans ce monde.

 

Je ne sais pas si mon envie d’être ouverte aux autres est liée à un manque, à un besoin, ou juste parce que j’aime la rencontre. J’ai pris des baffes, j’en prendrais encore. Mais je n’ai pas envie de me refermer. Le monde est plein de gens biens, je suis sûre que je les rencontrerais. Peut-être que certains deviendront des amis, des vrais.

 

21 thoughts on “jeune femme cherche amis désespérément

  • Nous ne sommes pas tous égaux devant le besoin de plaire ou d’être entouré(e). Tu dois être quand même attachante si les personnes reviennent vers toi. J’ai toujours trouvé compliqué les histoires d’amitié, ça prend là où on ne s’y attend pas forcément et inversement.

  • BERTRAND dit :

    je veux bien etre un ami sinon j ai ausi un blog amitie bertrand stefanink

  • airelle dit :

    quand je te lis,je me retrouve un peu sauf que maintenant,je m’en fiche si je ne me conforme pas au « moule »,je suis ce que je suis et mes amies m’apprécie comme je suis.C’est pareil pour toi tes amis t’aiment pour ce que tu es, reste comme tu es et tu rencontreras des gens qui t’apprécieront pour ce que tu es et tant pis pour les autres 🙂

  • Twins And Us dit :

    Les amitiés, les vraies, se révèlent souvent dans les coups durs de la vie, tes propres coups durs. Les « amis » qui ne viennent que lorsqu’ils sont eux-même dans la difficulté et qui ne prennent pas la peine de se préocupper de toi en retour, ne sont peut-être pas de vrais amis. C’est le temps qui le dira ! En tout cas, dommage qu’on n’habite pas la même région, je serai bien venue prendre le café avec toi et papoter -;)

    • Estamillia dit :

      ha c’est sûr que si je devais recenser ceux qui étaient là pour moi dans les mauvais moments, il ne resterait pas grand monde ! mais bon, c’est la vie hein !
      si tu passes par chez moi, je t’offrirai le café bien volontiers pour papoter aussi ^^

  • Ribamb'elles dit :

    Je suis ou plutôt j’étais (je me soigne) un peu comme ça : j’ai beaucoup pleuré. Puis j’ai eu ma phase « scions la branche » irrémédiablement au moindre doute avant d’avoir mal . Et aujourd’hui je travaille à un intermédiaire, c’est mieux ! (Et puis je crois avoir découvert ce qui dans mon enfance m’a tendue comme ça)
    Alors je te souhaite de trouver ton équilibre dans tes amitiés.
    <3
    Sandrine

    • Estamillia dit :

      tout pareil, j’ai coupé les ponts avec certains, même avec quasi tout le monde à une époque. Aujourd’hui je mets un peu d’eau dans mon vin, et j’arrête d’attendre trop des autres (du moins j’essaie)

  • Nathalie dit :

    BAh moi j ai pas d amis comme ca pas de soucis 😀

  • LudiM dit :

    Juste <3 <3 <3

  • Cécile dit :

    C’est comme si c’était moi qui écrivais !!!!!

  • annamoon dit :

    Halala c’est dur le besoin d’affection, le besoin de preuve d’amour et d’amitié, besoin d’être rassurée dans sa capacité à etre aimé ! C’est souvent lié au manque de confiance en sois. J’en parle bien hein ? LOL Parce que je suis comme toi mais avec le temps j’ai appris a donner autant qu’on me donne et a mettre des echelons dans mes relations, dans mes amitiés. Il y a les potes, les copains, les amis, et les incontournables pour la vie

  • Libertad dit :

    Je réagis tardivement mais ce billet me touche tellement… J’étais comme. toi avant, toujours là pour les autres. Je voulais être aimée, qu’on ait besoin de moi, exister…
    Après bien des désillusions et une psychothérapie, j’ai fais du tri dans mon entourage, et depuis je me protège, je donne uniquement à mes vrais amis.
    Et finalement les autres, ceux à qui je donne peu, ne me fuient pas, au contraire. C’est triste à dire mais plus on ignore les gens, plus ils vous courent après.
    Cela dit, ce n’est pas dans ma nature non plus, je me force à être distante alors que je voudrais donner… C’est compliqué tout ça. Au fond tout ce qu’on veut c’est être aimées pour ce qu’on est.
    Voilà tout ça pour dire que tu n’es pas seule à ne pas te sentir à ta place. Tu es généreuse, tu as une belle personnalité, dommage que certains ne s’en rendent pas compte. Et finalement ce sont eux les perdants s’ils se contentent de relations superficielles.
    Des bises.
    Libertad.

  • ANGEL dit :

    Bonjour ! Si tu es de paris / RP , je voudrai bien te connaître et qui sait devenir une vraie AMIE ( et inversement bien sur ! ) car je me reconnais à 100% dans ton écrit . COURAGE ! BISOUS !

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